Pôle Finistère course au large

Logo du Pôle

Créé en 1990 sous l’impulsion de grands champions tels que Michel Desjoyeaux, Jean Le Cam, Roland Jourdain, Jean-Luc Nélias, Marc Guillemot, Jacques Caraës ou encore Bertrand de Broc, convaincus de l’intérêt de se regrouper afin de mutualiser leur préparation sportive, et avec l’appui de Christian Le Pape, alors cadre à la Direction Départementale Jeunesse et Sport, et de Loïc Ponceau de Nautisme en Finistère, le Pôle Finistère Course au Large est aujourd’hui devenu la référence incontournable en matière de préparation des athlètes de haut niveau à la course au large. De fait, l’idée, née avec la monotypie en Figaro Bénéteau et selon laquelle on peut optimiser la performance en solitaire en s’entraînant collectivement, est intelligente et efficace. Car basée sur l’échange et le donnant-donnant.

Toutes générations confondues
Si les plus grandes stars de la voile ont rapidement validé la méthode, fondée, on l’a dit, sur l’échange et la confrontation permanente, en 1993, le Pôle - le centre d’entraînement de Port-la-Forêt, comme il se nomme à l’époque - et ses partenaires souhaitent aller plus loin et également permettre aux plus jeunes d’accéder au plus haut niveau de la filière solitaire. C’est ainsi qu’est lancé le Challenge Espoir. Ce dernier devient rapidement le fer de lance de la politique de détection et de formation des nouveaux talents. La recette fonctionne et, en parallèle, les résultats tombent à tous les étages au sein de la structure sud-finistérienne. Pas étonnant donc, qu’en 1995, celle-ci soit reconnue par le Ministère des Sports et la Fédération Française de Voile et obtienne le statut de Pôle France. Son succès n’est 


Goulven LE CLECH

En charge de la préparation des bateaux et de la logistique du team Bretagne – CMB depuis six ans déjà, Goulven Le Clech occupe un rôle clé dans la performance de Sébastien Simon et Pierre Rhimbault. Electronique, mécanique, informatique… Ce Finistérien, originaire de Plouezoc’h, titulaire d’un BTS Productique, qui sera présent sur sa 16e Solitaire du Figaro en 2017, maîtrise tout sur le bout des doigts. Il va sans dire que son aide est particulièrement précieuse pour les deux jeunes skippers.


 

Quel est votre rôle au sein du team ?
« J’ai à la fois un rôle de conseil et de suivi. De fait, les jeunes marins de la Filière sont là pour apprendre à travailler. Je les accompagne donc dans leur évolution. Concrètement, cela signifie que je m’occupe de la préparation des bateaux avec, d’une part, la gestion des chantiers d’hiver (peintures, préparation de carène…) et, d’autre part, l’entretien courant (ce qui peut casser à l’entraînement ou lors d’une course). Dans ce dernier cas, il y a une part importante de vérification pour être à 100% avant chaque départ. De plus, j’ai en charge toute la logistique de l’équipe. Réserver les hôtels, le transport des outils et la gestion de partenaires techniques… Je veille à tout anticiper et caler au mieux pour limiter au maximum les contraintes (temps de transport, services à rallonge lors des repas…) sur chaque épreuve. »

On imagine que vous fonctionnez différemment avec Sébastien et Pierre ?
« En effet. Sébastien, qui a déjà trois années sur le circuit Figaro derrière lui, sait ce qu’il veut. Il est autonome dans ses choix de voiles, ses réglages… A l’inverse, Pierre, qui fait ses premières armes en course au large, n’est pas encore chef de son projet. Il faut donc le guider, lui imposer un rythme, lui éviter de faire des bêtises ou d’essayer trop de choses qui ne marchent pas. Je fais en sorte de l’empêcher de trop tâtonner dans le vide et de perdre beaucoup de temps tout en le laissant faire ses propres expériences malgré tout car on sait qu’ils apprennent toujours de leurs erreurs. C’est un équilibre à trouver et ce n’est pas forcément simple. Pour ce qui concerne l’informatique et l’électronique, notamment, il est indispensable de les rendre autonomes afin qu’ils puissent palier un souci lorsqu’ils sont seuls en mer. »

Le fait que vous soyez là à temps plein est un vrai atout pour eux…
« C’est vrai. Cela me permet d’anticiper énormément de choses et le fait d’être là depuis six ans maintenant me permet également de connaître les bateaux par coeur, de gérer au mieux les timings de remplacement des bouts ou des pièces. Je suis en mesure de réaliser un vrai travail de fond. »