L'équipe
Goulven Le Clech
Préparateur

Goulven LE CLECH

Préparateur

J’ai à la fois un rôle de conseil et de suivi. J'accompagne les jeunes marins de la Filière dans leur évolution.

Date de naissance Né le 02 avril 1973
Ville Morlaix
  • Parcours

Parcours

En charge de la préparation des bateaux et de la logistique du team Bretagne – CMB depuis six ans déjà, Goulven Le Clech occupe un rôle clé dans la performance de Sébastien Simon et Pierre Rhimbault. Electronique, mécanique, informatique… Ce Finistérien, originaire de Plouezoc’h, titulaire d’un BTS Productique, qui sera présent sur sa 17e Solitaire du Figaro en 2018, maîtrise tout sur le bout des doigts. Il va sans dire que son aide est particulièrement précieuse pour les deux jeunes skippers.

Quel est votre rôle au sein du team ?
« J’ai à la fois un rôle de conseil et de suivi. De fait, les jeunes marins de la Filière sont là pour apprendre à travailler. Je les accompagne donc dans leur évolution. Concrètement, cela signifie que je m’occupe de la préparation des bateaux avec, d’une part, la gestion des chantiers d’hiver (peintures, préparation de carène…) et, d’autre part, l’entretien courant (ce qui peut casser à l’entraînement ou lors d’une course). Dans ce dernier cas, il y a une part importante de vérification pour être à 100% avant chaque départ. De plus, j’ai en charge toute la logistique de l’équipe. Réserver les hôtels, le transport des outils et la gestion de partenaires techniques… Je veille à tout anticiper et caler au mieux pour limiter au maximum les contraintes (temps de transport, services à rallonge lors des repas…) sur chaque épreuve. »

On imagine que vous fonctionnez différemment avec Sébastien et Pierre ?
« En effet. Sébastien, qui a déjà trois années sur le circuit Figaro derrière lui, sait ce qu’il veut. Il est autonome dans ses choix de voiles, ses réglages… A l’inverse, Pierre, qui fait ses premières armes en course au large, n’est pas encore chef de son projet. Il faut donc le guider, lui imposer un rythme, lui éviter de faire des bêtises ou d’essayer trop de choses qui ne marchent pas. Je fais en sorte de l’empêcher de trop tâtonner dans le vide et de perdre beaucoup de temps tout en le laissant faire ses propres expériences malgré tout car on sait qu’ils apprennent toujours de leurs erreurs. C’est un équilibre à trouver et ce n’est pas forcément simple. Pour ce qui concerne l’informatique et l’électronique, notamment, il est indispensable de les rendre autonomes afin qu’ils puissent palier un souci lorsqu’ils sont seuls en mer. »

Le fait que vous soyez là à temps plein est un vrai atout pour eux…
« C’est vrai. Cela me permet d’anticiper énormément de choses et le fait d’être là depuis six ans maintenant me permet également de connaître les bateaux par coeur, de gérer au mieux les timings de remplacement des bouts ou des pièces. Je suis en mesure de réaliser un vrai travail de fond. »